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Chronique du gouvernement : Loi sur le Tourisme, de nouveaux textes pour faire du secteur un levier de l’économie burkinabè


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Un grand pas vient d’être franchi au profit des acteurs du tourisme avec l’adoption par l’Assemblée Nationale le vendredi 16 avril 2021 du projet de loi portant Loi d’orientation du tourisme au Burkina Faso. Le projet de loi comprend 71 articles, regroupés en 07 titres.

Désormais, sont encadrées les nouvelles formes d’exploitation et d’activités, apparues au niveau des établissements d’hébergement, à savoir les maisons d’hôtes, les gites d’étape, les villas de vacances, les apparts hôtels, les appartements meublés, les camps et les colonies de vacances.

 



Il en est de même pour les nombreuses formes d’exploitations et d’activités telles que les agences d’hôtes et d’hôtesses d’accueil, les établissements touristiques de loisirs et au niveau des agences, les tours opérateurs.

Autres innovations majeures, c’est la cession de la gestion des établissements hôteliers aux promoteurs, en remplacement des gérants. Avec l’avènement des guides communautaires, les guides de tourisme pourront également  sillonner les autres pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dans l’exercice de leurs fonctions, sans entraves aucunes.

Pour la ministre en charge du Tourisme, Dr Elise Foniyama Ilboudo/Thiombiano, c’est une loi, en phase avec l’évolution du secteur, qui devra assainir le milieu et multiplier les opportunités pour l’ensemble des acteurs.

Aussi a-t-elle souligné  la  fin de l’éparpillement des textes qui encadraient le secteur, mais aussi et surtout l’arrimage  de la réglementation nationale aux dispositifs communautaires de l’UEMOA.

Avec l’adoption de cette loi, il n’est pas exagéré d’affirmer que les professionnels pourraient voir le bout du tunnel surtout qu’ils ont été  suffisamment  impliqués dans le processus d’élaboration des nouveaux textes. Ils ont fait savoir leurs inquiétudes, attentes et ambitions. Parmi les acteurs importants de la filière touristique burkinabè qui se sont suffisamment impliqués dans le processus d’élaboration des textes, il y a l’Association patronale de l’hôtellerie et de la restauration du Burkina (APHRB), la Fédération nationale des restaurateurs et des hôteliers du Burkina (FENARHOB), l’Association des guides nationaux du tourisme (AGNT) et l’Association des guides de la culture et du tourisme du Burkina (AGCT-B). La participation des autorités coutumières et religieuses est à souligner.

L’implication de la ministre du Tourisme a sans doute permis l’adoption des nouveaux textes régissant le secteur touristique au Burkina Faso. En effet,  en moins de trois mois,  elle a su manager avec tact et diplomatie son équipe pour faire adopter cette loi, tant attendue, depuis quatre ans. La nouvelle loi sur le tourisme burkinabè constitue à n’en pas douter une  aubaine pour les professionnels du secteur qui pourraient envisager avec sérénité l’avenir, sous un ciel grisé par les crises sécuritaire et sanitaire qui auront sérieusement fait chuter la fréquentation de notre pays par les touristes étrangers. Cette fréquentation touristique est passée de 512 493 en 2017 à 418 156 en 2020.

Les entreprises touristiques, profitant de l’assainissement du milieu, vont sans doute contribuer à la lutte contre le chômage et la pauvreté, en créant davantage d’emplois. Déjà en 2015, selon les statistiques  de l’Observatoire national du tourisme (OBSTOUR), le secteur employait 164 190 personnes, représentant 2,3% des emplois au Burkina Faso.

En outre, les nouvelles conditions d’exercice devraient entrainer l’accroissement des recettes des professionnels du tourisme, l’élargissement des recettes fiscales et du coup, leur contribution à la croissance économique et sociale. Subséquemment, l’amélioration du cadre règlementaire devrait permettre d’accroître le montant de 202,3 milliards F CFA, relatif à la valeur ajoutée du tourisme en 2015.

Il apparait de toute évidence que les entreprises touristiques profiteront d’une sécurité et d’une reconnaissance légale. Le nouveau cadre normatif, évitant la concurrence déloyale des occasionnels, va leur assurer des avantages et des opportunités insoupçonnés. A ces opportunités, s’ajoutent plus de 300 sites majeurs sur près de 1100 recensés depuis 2016.

Avec l’adoption de la nouvelle loi d’orientation du Tourisme, l’heure est à l’optimisme. En effet,  le pays compte de plus en plus de professionnels avertis qui font sa fierté dans la sous-région et dans le monde, des établissements hôteliers de grands standings, une diversité de sites et attraits touristiques, une floraison de manifestations socioculturelles et un peuple hospitalier. 

Pourle Dr Elise Foniyama Ilboudo/Thiombiano « Il ne reste plus qu’à espérer une synergie d’actions pour infrastructurer  solidement le secteur touristique, pour en faire l’inépuisable poumon de notre économie », a-t-elle ajouté. Au mieux, transformer notre pays, au carrefour de l’Afrique de l’Ouest, en un véritable hub touristique, attractif et incontournable. L’ultime étape de  la mise en œuvre de la nouvelle loi d’orientation est sa promulgation par le Chef de l’Etat.

DCPM / Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme

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